Un texte trouvé sur une pierre.

juillet 26th, 2011 § Laisser un commentaire

 

 

Pourquoi le laisser

 

Taper, cracher, baver ?

 

Assume et viens fesser

 

Ton sale gamin gâté.

 

 

 

Mets un peu de peau

 

Sur tes vieux os

 

Et remonte au jour

 

le punir sans recours.

 

 

 

Vire son masque

 

De ta main flasque.

 

Gifle sa grande gueule

 

De petit môme seul.

 

 

 

Ne déplace pas l’Oural,

 

Juste une pierre tombale,

 

Pour ces tendres instants,

 

Puis, bien sûr, va-t-en.

 

 

 

 

 

Un texte trouvé dans une forêt.

juillet 17th, 2011 § Laisser un commentaire

Oui, accompagne-moi,

Donne-moi ta main,

Et laisse ici ton effroi.

Là-bas, il sera vain.

Ecoute le chant de l’eau

qui dénonce tes leurres.

Je noie dans ce ruisseau

les restes de ton coeur.

Coule comme celle

qui balafre ma joie.

Insidieuse criminelle

D’un amour aux abois.

Je te perds au milieu

des souvenirs sombres,

sous les griffes et les yeux

des tristes ombres.

je creuse la terre complice,

Ecarte les feuilles tremblantes

Et j’enfouis malice et vices,

Ainsi que mes pensées hantées.

Je te tourne le dos, je fuis,

Et prie mon ami le vent

De ne pas ramener avec lui

Le parfum du bon temps.

Un texte trouvé sur un homme en short.

juillet 14th, 2011 § Laisser un commentaire

 

 

 

Ce matin-là, l’homme se leva

Affublé d’un short bleu roi.

Impossible de l’ôter

Il était collé à son fessier.

Comme un bambin humilié

L’homme se mit à crier.

Comme un gamin au coin

L’homme pleura sans soin.

Il était un grand dadet,

A peine, un adulte simplet.

Il voyait les regards amusés

Sur ses jambes intimidées.

Les sourires moqueurs

Face à ses mollets et sa peur.

Non pas qu’il était ridicule,

Non. Il se sentait ridicule.

Il remercia alors le destin

De trouver sur son chemin

Comme offerte, une hâche

Qui en deux coupes trash

Transforma la gêne obscène

En pudeur plus sereine,

Le short bleu et obsédant

en pantalon rouge sang.

 

 

Un texte trouvé en tournant le dos.

juin 6th, 2011 § Laisser un commentaire

Pas même ton regard

Qui mille fois déjà

A du tuer les hagards

Droits et dressés là.

Pas même la délicatesse

Du dessin de tes seins

Ou la flatteuse étroitesse

De ton doux vagin.

Pas même ton parfum

Qui, il est vrai, me lia

Pieds et poings

et tripes et bras.

Seulement mon émoi

Qui doit cesser d’écouter,

Pardon excuse-moi,

Les notes d’amour tinter.

Plutôt que mon coeur

Je suivrai ma queue.

Plutôt que le bonheur,

Je suivrai le vaniteux.

 

Un texte trouvé dans la bave.

mai 13th, 2011 § Laisser un commentaire

Je claque ma face,

Tabasse cette poufiasse.

J’arrache ces cheveux

Trop éparces et vieux.

Je tranche un digne majeur

et gueule en son honneur.

Je crève mes yeux innocents

et verse des larmes de sang.

Je réveille quelques souvenirs

Exprès pour les faire souffrir.

Je regarde mon coeur en face

Et ne le trouve pas à sa place.

Je bave, j’en bave,

Mais rien de grave.

Tout va bien, j’existe encore.

Un texte trouvé entre trois points de suspension.

mai 13th, 2011 § Laisser un commentaire

Faites-le pleurer.

Frappez, blessez.

Ne soyez pas timide

Et visez le bide.

Il vous dira merci

Entre deux cris.

Amenez-lui l’ail

Que la peine s’en aille.

Coupez, frottez

Sous ses yeux embués.

Faites-le chialer,

Des larmes pisser.

Parlez-lui des partis

Et de ceux qui en rient

des chemins croisés,

des rêvés, des égarés.

Et qu’enfin,

Il pleure le sein,

La magie fragile,

Et l’âme sur un fil.

Un texte trouvé à genou.

mai 13th, 2011 § Laisser un commentaire

Pas vu venir celle-ci,

Apparue sans un bruit,

Elle résonne encore

Sans mon accord.

Je l’aurais préférée

Érotique fessée,

Résonnante

Et culbutante.

Je l’aurais préférée

tarte au mépris et

À la colère salée

Dans ma gueule cassée.

Pourquoi pas même

De celle que j’aime,

Gifle jalouse

Dans la partouze.

Plutôt que cela,

Oh mon dieu, pas ça,

Me voilà à genou

Tendant l’autre joue.

Un texte trouvé de travers.

février 10th, 2011 § Laisser un commentaire

 

Ce soir, le croissant ordinaire

Se cache et à peine éclaire

vos délicieuses chimères

avec le prince à tout faire.

Ne vous rêvez plus mères

sur son cheval blanc, à l’arrière.

Jamais vous ne verrez la mer

Au-dessus de son épaule de fer.

Regardez-le de travers

Et les idées bien claires

Plantez vos talons de verre

Dans son esprit pervers.

Puis ficelé et mis à terre

Dans un champ de bruyère,

Qu’il soit par derrière

Rempli par des nains fiers.

Autour de son coeur de pierre

Faites-lui un adieu urinaire

Avant d’un coup de serpillère

Lavez votre imaginaire.

Ce soir, le croissant ordinaire

sourit et délicatement éclaire

les belles princesses meutrières

Qui promènent un charmant ossuaire.

 

Un texte trouvé sous une soutane.

février 10th, 2011 § Laisser un commentaire

 

L’homme avait eu une vision

Face au pénitent à confesse.

Celle d’une paire de fesses

D’un impertinent petit con.

Alors il sut, nous sûmes

Vous sûtes, ils sucent.

Était né son amour de l’anus,

Sa vocation à l’amertume.

Son petit Jésus lui conseilla

De profiter en bon profane

Et cela sous la sombre soutane.

Alors, l’homme de Dieu en abusa.

Sans jamais se faire prier,

Il sacrifia tout près des hosties

Enfants de choeur et plus petits.

Des années durant, le curé a bandé.

Un Ave Maria et deux Notre père,

faisait-il religieusement réciter

pendant la communion sexué.

Puis il demandait de se taire.

Il savait bien que le jour venu,

Il lui suffirait de se mettre à genoux,

Oh souffrance pour un mourant mou,

Et dire qu’il ne recommencerait plus.

 

 

Un texte trouvé sous un drap.

février 10th, 2011 § Laisser un commentaire

Je me souviens des mots,

Des frappe, des mords,

Des oui plus fort

Qui font encore écho.

Je me souviens sans mal

D’un cul bien élevé

Qui, face au godemichet,

donnait son aval.

Je me souviens moins

Des cheveux teintés

Que des seins dressés

Sur un corps de putain.

Je me souviens de la laisse

Et du petit nom con auquel

elle répondait. Tecki Teckel,

remue donc la queue.

Je me souviens aussi

Des larmes, des heures,

Du charme de sa pudeur.

Mais ça, ça intéresse qui ?

 

Un texte trouvé sous le gui.

février 10th, 2011 § Laisser un commentaire

Deux trois choses à faire

Et quelques autres à taire.

Deux trois résolutions

Pleines de bonnes intentions.

Arrêter la vodka

Juste comme ça

Pour ressentir l’effet

Puis recommencer.

Regarder un saule pleurer,

Vouloir le consoler

Lui tendre un mouchoir

Et lui souffler une histoire.

Devant un nanar pleurnichard,

Laisser aller le connard

Qui noie sa haine

Dans une tendre peine.

Toujours rester debout.

Ne mettre à terre un genou

Que pour être aussi grand

Qu’un rêve d’enfant.

Extirper mon coeur

entre deux haut-le-coeur,

Qu’il respire à l’air libre,

Qu’il se batte pour vivre.

Avoir une discussion sérieuse

Avec ma braguette vicieuse

Afin qu’elle cesse de s’ouvrir

Au moindre sourire.

Ne jamais oublier

De continuer à pisser

De toujours plus haut

dans tous les lavabos.

Et pour finir, promis,

Regarder la vie en plus petit

Quand je serai plus grand.

Mais cela, pas avant cent ans.

 

Un texte trouvé avec rien.

janvier 2nd, 2011 § Laisser un commentaire

Un texte ni bien, ni mal.

Un texte sans entrain

qui se donne les moyens

d’être tristement banal.

Un texte qui ne rime à rien

Un texte qui rime à peine

Entre deux verres qui trainent

Et qui l’inspirent en vain.

Les mots s’y croisent

Et n’ont rien à se raconter.

Un texte qui reste muet.

Une parenthèse narquoise.

Un texte qui se perd

Dans le vide de sens,

Dans l’espérance

D’un meilleur hier.

Un texte qui ressemble

A des maux et des poings,

Ni plus, ni moins.

Un texte qui tremble.

Un texte trouvé au milieu des petites gens.

décembre 27th, 2010 § Laisser un commentaire

Un peu de mon temps

Pour les petites gens.

Un peu de compassion

Pour les fions.

Petites gens égarées,

Je cherche bien élevé

Ton regard salopard

qui fuit dare-dare.

Qu’importe,

Je t’ouvre ma porte

Et la referme, pardon,

Sur ta tête de con.

Je peine à pleurer

Ta triste médiocrité.

Le cœur sur la main

Et le tien sous un train.

Je comble de baisers

Ton manque d’intégrité.

J’enfile ta jalousie

Et fais jouir ton ennui.

Un peu de mon temps

Pour les petites gens.

Un peu de compassion

Pour ton fion.

Connais la petite flamme

Avant que je ne te crame

Promis, à petit feu,

Le temps de te dire adieu.

 

Un texte trouvé chez un notaire imaginaire.

octobre 20th, 2010 § Laisser un commentaire

Je voudrais écrire un testament

Qui prendrait effet maintenant,

Sans avoir besoin de mourir

Parce qu’il faut encore rire.

Je voudrais rester éveillé.

Une clochette qui sonne

Pour ne rien oublier

De chaque personne.

Je voudrais tout le temps,

Tant et tant de temps,

Pour encore aimer

Celles que j’ai adorées.

Je voudrais pleurer

Celles que j’ai mal aimées

Et leur offrir à chacune

Une larme, sans rancune.

Je voudrais supporter

Toutes les souffrances

Pour à jamais préserver

Mes fils, mes innocences.

Je voudrais mes garçons

Que vous grandissiez pas cons.

Que, fièrement, vous appreniez

A sangloter devant la beauté.

Je voudrais ne pas avoir peur

De réchauffer des mots gelés

Au fond de mon cœur

Et de leur rendre leur liberté.

Je voudrais savoir

Je voudrais pouvoir

A nouveau dire je t’aime

à ma mère que j’aime.

Et rien qu’une fois,

Serrer contre moi

Un homme, un père,

Un mort, Mon père.

Je voudrais avant que j’y aille,

Oter cette cotte de mailles

Qui me tue sous son poids,

Qui m’étouffe. Aidez-moi.

Je voudrais écrire un testament

Qui prendrait effet maintenant

Sans avoir besoin de mourir

Parce que je veux encore rire.

Un texte trouvé dans un ventre vide.

octobre 20th, 2010 § Laisser un commentaire


Tu as le ventre vide.

Rien dans le bide.

Ton corps humide

Oublie le malheur.

Ton cœur aride

flétrit de peur.

En larmes, tu portes

la solitude en ton sein.

Et tu te réconfortes

En pensant à demain.

Tu as faim de vie

Et de sales couches.

Tu ne croques que l’envie

Dans ta sale bouche.

Tu as le ventre vide.

Rien dans le bide.

Le matin tu t’éveilles

Sans cris, ni pleurs.

C’est ton réveil

Qui sonne l’heure.

Ne te préserve plus.

Ouvre tes cuisses oui.

Mets ton cœur à nu

Et jouis de la vie.

Le temps t’approche.

Il te présente ses ridules

Aux charmes ridicules

et ses amis les Reproches.

Ta beauté s’enlise

Et oublie de se refléter

sur le visage lisse

d’un enfant né.

Tu as le ventre vide.

Et toujours rien dans le bide.

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